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Être une Directrice de la communication innovante

Publié le 18 octobre 2018

Le Trophée de la communicante innovante 2018 a récompensé Marie Jadeau , responsable transformation & communication interne chez Radiall, « une professionnelle qui développe ses connaissances et qui met en œuvre les nouvelles technologies, les nouveaux leviers, les nouveaux outils, les nouvelles façons de travailler… au profit de son activité professionnelle ».

Après Marie qui nous a parlé de son parcours et d’innovation (ici), nous avons souhaité recueillir le point de vue de ses 2  co-nominées sur le rapport de la Communication à l’innovation : Cécile Nomdedeu, Directrice Marketing, Communication & Digital chez Transavia et Caroline Ponsi-Khider, Directrice de la communication chez Segula Technologies.

 


 

Trophées des communicantes 2018 - Communicante innovante

De g. à Dte : Cécile Nomdedeu (Directrice Marketing, Communication et  Digital chez Transavia), Marie Jadeau (Responsable transformation & communication interne chez Radiall) et Caroline Ponsi-Khider (Directrice de la communication chez Segula Technologies)

Être innovante ?

 

Club Comelles : pourquoi avez-vous postulé aux Trophées des communicantes 2018, dans la catégorie « communicante innovante » ?

Caroline Ponsi-Khider : « Innovation », « Disruption », « Transformation »… sont les sujets incontournables du moment. Aucun secteur qui n’y échappe, tous doivent innover pour rester dans la course. Cependant, l’innovation est loin d’être un seul sujet technologique ou industriel : elle représente avant tout un enjeu personnel qui, quand il est réellement ancré, se propage dans notre quotidien et celui de ceux qui nous entourent.

 

Innovation Club Comelles

 

Club Comelles : concrètement, que signifie réellement « être innovante » ?

Caroline Ponsi-Khider : on associe souvent « être innovant(e) » avec « avoir des idées » mais cela signifie surtout se donner tous les moyens de mettre en œuvre ces idées – avec l’envie furieuse de les réaliser et de leur donner vie sur des bases solides et pragmatiques-, se nourrir en permanence de ce que l’on voit, de ce que l’on entend, de ce que l’on lit, et ne jamais fermer la porte à des idées qui peuvent sembler irréalisables au départ. C’est aussi investir des territoires encore jamais préemptés, laisser libre cours à notre imagination pour élaborer de nouvelles opérations, et parfois prendre quelques risques.

Club Comelles : Cécile, êtes-vous d’accord Caroline ?

Cécile Nomdedeu : tout à fait, je pense que 10 % de l’innovation vient de la bonne idée mais que 90 % tient dans la mise en œuvre de cette idée. Quand on développe un nouveau produit, il y a toujours des imprévus, des problèmes qu’on n’a pas anticipés. L’important c’est de ne pas baisser les bras face aux difficultés et aux problèmes rencontrés. On peut avoir l’impression d’être face à une montagne mais on doit la gravir, étape par étape, en trouvant des solutions pragmatiques pour chaque problème avec son équipe.  Donc, être innovant(e), c’est aussi  être tenace et persévérant.

 

Vidéo des trophées des communicantes

Trophées des communicantes Club Comelles 2018


 

Club Comelles : même si l’idée ne fait pas tout, cela ne semble quand même pas facile de trouver LA bonne idée, non ?

Cécile Nomdedeu : rester curieuse et cultiver son réseau facilite l’émergence des bonnes idées. Je suis de nature curieuse, j’aime les nouveautés, je m’inspire de ce que je vois, de ce que font les autres annonceurs, les autres secteurs. C’est pourquoi je me tiens toujours informée en consultant les réseaux sociaux sur mon secteur, en lisant la presse, en regardant ce que fait la concurrence. Je participe à des événements de networking.. Au sein du Groupe Air France KLM, j’échange régulièrement avec mes homologues.

Et puis, je considère que mon rôle de manager comme celui d’un coach qui favorise la créativité. J’organise, par exemple, des brainstormings sur le mode « Start/ Keep/ Stop* ».

Enfin, il me semble que pour innover en étant manager, il est important de savoir se remettre en cause, par seulement quand il s’agit de LA grande idée mais aussi dans les petites actions du quotidien.

Club Comelles : Caroline, vous souhaitez compléter ce qui vient d’être dit ?

Caroline Ponsi-Khider : je rejoins tout à fait ce que vient de dire Cécile. Être innovant(e) est avant tout une attitude : il n’y a pas d’innovation sans profonde curiosité, sans enthousiasme et sans ouverture aux changements, y compris quand ces derniers ne viennent pas de nous ! Soyons aussi à l’écoute des idées de ceux qui nous accompagnent au quotidien : c’est un enrichissement inestimable.

 

« La chance ne sourit qu’aux esprits bien préparés »

 

Club Comelles : en définitive, cela ne tient-il pas quand même de la chance d’être là au bon moment, avec la bonne idée et la bonne équipe ?

Caroline Ponsi-Khider : il est vrai que j’ai toujours eu l’impression d’avoir été là au bon moment dans mes différentes expériences professionnelles : quoi de plus attractif et de formateur que de vivre de l’intérieur des bouleversements technologiques, des restructurations et des transformations d’entreprises ?

Mais, avec quelques années de recul, je réalise que cela ne tient pas qu’à la chance. Louis Pasteur disait « La chance ne sourit qu’aux esprits bien préparés » ! Car, désormais j’en suis convaincue, tout dépend de notre approche des opportunités qui se présentent : j’ai toujours évolué par goût du challenge, par envie de me faire ma propre opinion et d’enrichir mes connaissances sur le terrain.

Club Comelles : Et ne faut-il pas sortir de sa zone de confort pour saisir les opportunités ?

Cécile Nomdedeu : bien-sûr, il faut de l’audace et avoir confiance en soi. C’est grâce à cela que je suis passée du secteur du textile au secteur du transport aérien, de WL GORE à Transavia. Les secteurs sont complètement différents et je n’avais pas forcément toutes les compétences requises notamment sur le digital mais j’ai quand même postulé en  en me disant que j’allais apprendre !

Caroline Ponsi-khider : C’est vrai, sortir de sa zone de confort c’est, par exemple, intégrer des univers nouveaux, c’’est aussi lancer des projets nés de la créativité des équipes, car l’innovation n’a pas de sens si elle est portée seule. C’est encore réaliser que des budgets serrés sont autant de chances de devenir plus inventifs, et que de petites équipes obligent à une collaboration agile, sans faille et permettent de ne jamais sombrer dans la routine, Et, comme Cécile l’a déjà dit, c’est aussi se remettre  en question perpétuellement, tout en privilégiant une écoute active et constructive.

Mais il faut également veiller à rester dans l’équilibre :  sortir de sa zone de confort ne signifie pas improviser ou avancer sans vision. La Communication doit continuer à se transformer en portant ses valeurs de professionnalisme, de rigueur et de précision. Nous devons encore démontrer chaque jour que la Communication est déterminante dans l’évolution des entreprises et de leurs enjeux. Il reste tant de chemin à parcourir, et c’est une réelle opportunité pour nous tous !

 

*La méthode Stop-Keep-Start ou SKS consiste à se poser 3 questions :

  • Stop = que devrions-nous arrêter de faire
  • Keep doing = que devrions-nous continuer de faire ?
  • Start = que devrions-nous commencer à faire ?

 

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